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 Coordinaton Lycéenne de Montpellier : communiqué

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Guillaume

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Nombre de messages : 267
Date d'inscription : 17/03/2008

MessageSujet: Coordinaton Lycéenne de Montpellier : communiqué   Mar 23 Déc - 13:05

Face à une nouvelle attaque du gouvernement envers l’éducation nationale, les lycéens de Montpellier se mobilisent contre la réforme Darcos. Celle ci met en place une restructuration complète du lycée avec un fonctionnement proche de celui des facs. C’est à dire la semestrialisation de l’année (avec une semaine d’examen et d’orientation à la fin de chacun) et la mise en place de modules (21 h de tronc commun, 6 h d’options et 3h de soutient et d’orientation), ce qui engendrera la perte de la valeur nationale du bac vu l’individualisation des parcours. De plus il y a une dévalorisation du BAC car lors de l’examen de fin de semestre il y aura une réorientation si le niveau n’est pas acquis ou si les élèves le souhaitent ou y sont incités. Comment des élèves pourront suivre un cours avec d’autres qui le pratiquent depuis un semestre ? La réponse de Xavier Darcos est la division des classes en deux, or 80 000 suppressions de postes vont s’ajouter d’ici 2012 aux 11 300 de cette année. D’après notre analyse les modules exploratoires (ou options) seront réparties dans les lycées suivant le budget et le milieu social. La similitude avec les facs se note aussi par l’autonomie financière des établissements (type LRU). Un autre point qui inquiète énormément les lycéens et les professeurs est la casse des Sciences économiques et sociales (SES) (séparation de l’économie et de la sociologie et un programme d’économie d’Entreprise poussant au formatage des esprits dans une société où l’on ne sera plus armé et formé à un esprit critique valable). La suppression de certaines filières essentiellement technologiques et artistiques mobilise aussi. De plus une réduction des redoublements afin de s’aligner sur les statistiques européennes est une entrave au droit à une seconde chance et vu comme un moyen de faire des économies sur le dos des lycéens. Enfin nous déplorons la faible concertation qu’il y a eu pour l’élaboration de cette réforme qui est applicable dès la rentrée scolaire prochaine. Rappelons que nous partageons l’idée de réformer l’éducation nationale telle qu’elle est aujourd’hui mais que nous nous opposons à des réformes que l’on juge inacceptables et dégradantes pour notre formation et nos garanties futures. Face à de telles attaques, une organisation d’ampleur se met en place par le biais de comités de mobilisation dans chaque lycée important et d’une coordination lycéenne locale. Le mouvement a été impulsé par les lycées Georges Clemenceau, Jules Guesde et Jean Monnet vendredi 5 décembre et s’est ensuite étendu sur les lycées d’Agropolis, de Joffre, de Mermoz, de Champollion, de Mendés France et de la Colline. Ces trois premiers lycées sont à nouveau en lutte constante depuis mercredi (blocages, manifestations, AG, réunions d’information, …). Aujourd’hui vendredi 12 décembre tous ces lycées ont été mobilisés et se sont notamment réunis pour manifester dans le centre ville à plus de 2000 lycéens. Ce mouvement qui paraît idyllique a été entaché par de nombreuses violences policières.

Au lycée Mermoz le Jeudi 11 Décembre, les élèves du lycée ont agi à l’entrée Pompignane. Suite à cette action l’administration a fermé l’entrée principale du lycée. Malgré la présence des forces de l’ordre devant l’établissement, les élèves ont tenu le blocage jusqu'à l’arrivée de Jules Guesde aux alentours de 11h. A ce moment là, des troubles ont effrayé les CRS qui ont chargé aveuglément avant de débloquer le lycée et de tenter de disperser les1200 lycéens présents. La BAC aussi était présente et a procédé à l’arrestation de trois casseurs qui avaient défié les forces de l’ordre en leur jetant des projectiles. Face à cette situation les élèves se sont dispersés. Vendredi 12, un comité de 15 personnes s’est rejoint à 6 heures du matin où les CRS les attendaient déjà. A 7 heure les lycéens ont démarré le blocage avant de faire une AG et de le voter. Tout s’est passé sans problème hormis quelques casseurs qui jetaient des fumigènes. Les élèves concernés ont été écartés du blocus par les manifestants afin d’éviter toute émeute .Un cortège de 200 élèves a rejoint la manifestation lycéenne au centre de Montpellier.


Sur Jules Guesde le jeudi 11 la décision a été prise de ne pas faire de blocus fort car Clemenceau aurait sûrement besoin d’aide, vue la forte répression policière de la veille. 450 élèves de Jules Guesde sont donc partis de leur lycée en se dirigeant vers Clemenceau. En présence d’une forte répression policière, les manifestants sont restés pacifiques et se sont contentés de répondre aux violences par des slogans. Ils ont alors eu recours aux gaz lacrymogènes contre les nombreuses personnes présentes. Pour que la situation ne s’aggrave pas, les élèves de Jules Guesde ont décidé de se rassembler pour se rendre a Mermoz . Le comité de mobilisation du lycée Jules Guesde s’est regroupé devant son établissement dés 4 heures du matin. Les CRS sont intervenus vers 6 heures pour débloquer le lycée assez violemment en nous lançant dessus le matériel utilisé. Ils se sont donc rassemblés devant les portails afin d’y faire une chaîne humaine et encore une fois, le déblocage fut violent ( élèves jetés à terre, …). Les autres lycéens se sont rassemblés devant leurs établissements en soutien au mouvement. Plus tard dans la journée, un cortège de 600 personnes a rejoint la manifestation où nous étions 2000.

Au lycée Clemenceau, point de rassemblement récurant pour les lycéens mobilisés, les répressions policières ont atteint leur apogée. Après les avoir débloqués très violemment en n’hésitant pas à les frapper (coup de poing dans la figure, sur le corps, …), les étrangler ou en leur lançant les poubelles utilisées pour le blocage de l’entrée principale (les collégiens ainsi que les lycéens qui le désiraient pouvaient rentrer par les autres entrées totalement libres). Face aux manifestants présents et motivés devant le lycée et bloquant l’avenue Clemenceau pour exprimer davantage leur mécontentement, les forces de l’ordre ont eu recours aux lacrymogènes et gaz poivrés pour nous disperser, sans succès. Les parents d’élèves présents en soutien du mouvement ont également été atteints. Le Lycée Clemenceau a été également le théâtre de deux arrestations plutôt sommaires, dont un parent d’élève protégeant son fils. Des violences verbales et des menaces en tout genre venant des forces de l’ordre essayaient de nous intimider. Ces derniers, plutôt nerveux, ont pratiquement tous oublié le sens du mot courtoisie. Hélas nous n’avons pu contrôler tout les casseurs( poubelles brûlées…). Nous avons pu également noter un net changement de comportement de la part des C.R.S en présence de journalistes (malheureusement pas tout le temps présents). Leurs actes devenaient moins violents. Deux groupes de deux élèves ont pu rentrer dans le lycée qui était régulièrement bloqué par les policiers. Ces élèves ont pu passer dans les classes pour faire de l’information, les professeurs étaient très coopératifs, non seulement beaucoup d’entre eux sont hostiles à la réforme mais en plus trouvent inacceptables et choquantes les violences policières. Arrivés au lycée Mermoz, où nous étions 1200, il y avait aussi un grand nombre de CRS .Un casseur a brûlé une poubelle et la police a alors chargé sur les élèves de Jules Guesde qui venaient à peine d’arriver. Ils en ont aussi profité pour se servir des bombes lacrymogènes . Le comité de mobilisation a encore une fois rassemblé leurs cortèges pour éviter des affrontements. La répression policière nous unit et nous renforce dans nos convictions et notre motivation pour mener la lutte jusqu’à la victoire.

La mobilisation loin de s’affaiblir s’accentue. Chaque jour le nombre de mobilisés et d‘informés augmente . La semaine prochaine nous envisageons de continuer nos actions et de nous concentrer sur l’organisation et l’information . Nous comptons donc multiplier les AG, les interventions dans les classes, les tables d information et nous appelons à une manifestation mardi à 10 heures au Peyrou ainsi qu’à la manifestation nationale de jeudi . De plus nous sommes en relation avec un grand nombre de lycées mobilisés avec lesquels nous prévoyons la suite de la mobilisation après la trêve des fêtes de fin d’année. Enfin nous sommes solidaire des différents mouvements en cours contre la casse de l’éducation nationale.
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